En Allemagne, la précarité ne baisse pas

 

La première économie de l’Union européenne a beau frôler le plein-emploi, « l’activité atypique » y est légion. En tout, ces travailleurs représentent 7,6 millions de personnes, souvent situées en bas de l’échelle sociale.
 

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Ils sont la face cachée du marché du travail outre-Rhin. Alors que l’Allemagne frise le plein-emploi, avec un taux de chômage en baisse continue, à 5,6 %, la part des travailleurs précaires dans la population active, elle, n’a pas diminué. Un travailleur sur cinq exerce aujourd’hui une activité dite atypique. En tout, ils représentent 7,6 millions de personnes, souvent situées en bas de l’échelle sociale, qui ne bénéficient pas de la protection d’un contrat à durée indéterminée (CDI) et à temps plein.

 

Selon le dernier recensement, qui prend en compte l’année 2016, seuls 69,2 % des travailleurs allemands sont considérés comme des « employés normaux », une statistique qui inclut 9,7 % de contrats à temps partiel de plus de vingt heures par semaine.

 

Alors que l’Allemagne a créé 3,5 millions d’emplois classiques depuis 2005, le nombre de travailleurs qui exercent une « activité atypique » est passé, dans le même temps, de 6,8 millions à 7,6 millions. Ils étaient moins de 5 millions fin 1996.

Avec 44,2 millions de travailleurs, la population active occupée a atteint, cette année, un niveau historique. Mais cette machine à produire de l’emploi continue également à créer de la précarité.

 

« Les contrats classiques sont moins répandus qu’avant au sein des classes de revenus inférieurs. Là, le chômage a souvent cédé la place à des contrats atypiques », relève Peter Krause, de l’institut économique de Berlin (DIW), coauteur d’une étude publiée début juillet.

 

Des retraités appauvris

 

L’institut national de statistiques Destatis rappelle, mercredi 16 août, que les activités atypiques se sont considérablement développées après les lois de libéralisation du travail introduites par les réformes Hartz en 2005. Elles représentent une grande variété de situations : les temps partiels de moins de vingt heures par semaine (13,4 %, soit 4,8 millions de personnes), les travailleurs indépendants (10,2 %, 3,6 millions) dont la moitié...

 

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L'Allemagne, un pays riche mais des villes pauvres

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Essen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), la 9ème plus grande ville d'Allemagne, 20% de la population vit du minimum social loi Hartz IV 

Crédit photo: Jadamus/ Schutterstock / jadamus

 

Malgré un taux de chômage national à 5,6% et une croissance au plus haut depuis cinq ans, les collectivités, très endettées, reportent des investissements pourtant nécessaires.

Berlin

 

Pirmasens, le lycée professionnel a dû condamner une partie de ses bâtiments, faute de pouvoir les mettre aux normes. Et la création de trois jardins d'enfants a été suspendue par la mairie. Cette ville de 40.000 habitants ne se situe ni en Grèce ou en Italie, mais en Allemagne, le moteur économique de l'Europe. C'est l'un des paradoxes allemands, révélé hier par la Fondation Bertelsmann: l'État fédéral affiche un excédent de 15 milliards d'euros, «le signe de quatre années de travail gouvernemental réussi», pour le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Pourtant, à l'instar de Pirmasens, une commune sur six est en crise budgétaire. La situation est «consternante», juge de son côté le maire de la cité palatine, Bernhard Matheis.

«Les Länder les plus touchés sont la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat»

Friederike-Sophie Niemann, de la Fondation Bertelsmann Bras de fer

Avec un taux ...

 

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Ajouté le 18/08/2017 par Francis MILANI - 0 réaction

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