Simone Veil ist tot, Französische Politikerin und Holocaust-Überlebende - Rescapée de la déportation -Féministe et Européenne convaincue est décédée

Mort-de-Simone-Veil

Sie war überzeugte Europäerin und schrieb als Vorkämpferin für das Recht auf Abtreibung Geschichte: Im Alter von 89 Jahren ist die bekannte französische Politikerin Simone Veil gestorben. Die frühere Präsidentin des EU-Parlaments starb am Freitagmorgen bei sich zu Hause, wie ihr Sohn Jean Veil der Nachrichtenagentur AFP sagte.

Frankreichs Staatschef Emmanuel Macron würdigte die Feministin als Inspiration für die Franzosen. Die Auschwitz-Überlebende war von 1979 bis 1982 Präsidentin des Europaparlaments. Später führte sie die Fraktion der Liberalen im EU-Parlament. Für ihre Verdienste um den europäischen Einigungsprozess erhielt Veil 1981 den internationalen Karlspreis der Stadt Aachen.

In Frankreich wurde die charismatische Politikerin insbesondere als Vorkämpferin für das Recht auf Abtreibung bekannt. Als Gesundheitsministerin erstritt die Feministin 1974 unter Staatschef Valéry Giscard d’Estaing die Legalisierung von Schwangerschaftsabbrüchen. Sie wurde dafür von vielen offen angefeindet. "Ich hatte nicht den Hass erwartet, den ich wecken würde", erinnerte sie sich später. "Man hat auf meine Haustür 'Veil = Hitler' geschrieben."

 

 

Veil überlebte Auschwitz

Das war besonders schmerzhaft für die Politikerin, die als Jugendliche das NS-Vernichtungslager Auschwitz überlebt hatte. Geboren wurde sie 1927 als Simone Jacob im südfranzösischen Nizza, ihr Vater war ein jüdischerArchitekt. Die Familie wurde 1944 in verschiedene Konzentrationslager deportiert. Nur Simone und ihre beiden Schwestern überlebten.

Nach dem Zweiten Weltkriegmachte Veil als Juristin Karriere, bevor sie in die Politik wechselte. Sie hatte in konservativen oder liberalen Regierungen mehrere Ministerämter inne. 1998 zog sie in den französischenVerfassungsrat ein, 2008 wurde sie Mitglied der ehrwürdigen Académie Française.

 

"Frankreich verliert eines seiner großen Gewissen"

Charismatisch und stets engagiert war die dreifache Mutter eine der beliebtesten Persönlichkeiten Frankreichs. Am 13. Juli wäre sie 90 Jahre alt geworden.

Über die Parteigrenzen hinweg wurde Veil am Freitag als große Persönlichkeit geehrt. "Möge ihr Beispiel unsere Landsleute inspirieren, die in ihr das Beste Frankreichs finden werden", schrieb Staatschef Macron über den Kurzbotschaftendienst Twitter. Macrons Vorgänger François Hollande erklärte, Veil habe "Würde, Mut und Rechtschaffenheit" verkörpert. "Frankreich verliert eines seiner großen Gewissen."

Quelle / SourceOnline-Focus-Webseite
 

 

Mort-de-Simone-Veil

Sa famille l’a annoncé ce vendredi : l’ex-ministre de la Santé Simone Veil est morte à l’âge de 89 ans. "Ma mère est morte ce matin à son domicile. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet", a déclaré l’avocat de l’un de ses enfants.

Rescapée du camp d’Auschwitz, où elle avait été déportée à 16 ans, mère de trois enfants, magistrate et femme politique reconnue, son nom est associé à la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), adoptée le 26 novembre 1974.

 
Le-Parcours-de-Simone-Veil
 

Centriste incommode, européenne convaincue et "féministe" sur le tard, Simone Veil appartenait au camp de la droite mais pouvait défendre des idées de gauche, notamment dans le champ sociétal. "Au fond, tout au long de ma vie, j’ai eu la chance de pouvoir m’investir à ouvrir des brèches dans le conformisme ambiant", notait cette fille d’un père conservateur, épouse d’un grand patron et grande bourgeoise.

Aussi peu à l’aise avec la droite moraliste qu’avec la gauche sectaire, Simone Veil, qui préférait Pompidou à de Gaulle, Chaban-Delmas à Giscard d’Estaing, Rocard à Mitterrand et Sarkozy à Chirac, méprisait en fait la politique politicienne. L’ancienne membre du Conseil constitutionnel, connue pour son caractère de fer, n’avait "pas envie de faire des concessions. Même à des électeurs". 

Mort-de-Simone-Veil

Féministe

La réforme, Simone Veil a voulu aussi la conduire au niveau européen. "J’ai toujours milité pour une Europe avec le plus de pouvoirs possibles car c’est la meilleure façon de vivre ensemble en paix", soulignait celle qui fut en 1979 présidente du Parlement de Strasbourg.

Sur l’échiquier politique national, elle se situait "sans ambiguïté" au centre. "J’ai toujours été présente dans le rassemblement centriste", expliquait-elle en soulignant son refus total, "à quelque prix que ce soit", d’une alliance avec le Front national. Mais elle n’hésitait pas à défendre des positions de gauche, notamment sur l’immigration, la natalité ou l’homosexualité. "Que diriez-vous si votre fils vivait avec un homme ?", lui avait-on demandé un jour. "Je l’invite à dîner", avait-elle répondu.

 

Son fait d’armes, en tant que ministre, fut bien sûr l’adoption en 1975 de la loi sur l’Interruption volontaire de grossesse, avec l’aide de Jacques Chirac et de la gauche. A la suite de ce combat passionné, elle devint une icône pour beaucoup de femmes, allant jusqu’à se qualifier plus tard de "féministe".

"Légèrement ailleurs"

Elle sera en pointe dans le débat pour une représentation accrue des femmes en politique et tentera toujours d’injecter de la fibre sociale, selon ses fonctions du moment.

En 1993, Simone Veil avait été la première des ministres centristes à prendre publiquement le parti d’Edouard Balladur dans la course à l’Elysée. Entre les deux tours, en 1995, elle avait soutenu Jacques Chirac tout en se situant "légèrement ailleurs". Elle avait ensuite adhéré à l’UDF pour la quitter deux ans plus tard (1997), poussée dehors par François Bayrou avec lequel elle entretenait des relations exécrables.

Après 1997, elle n’avait plus fréquenté aucune formation politique, ce qui ne l’empêchait pas, quand elle le jugeait nécessaire, d’intervenir dans le débat public.

Mort-de-Simone-Veil

Source / QuellePage-Web-Sud-Ouest

 
 
 
 


Ajouté le 01/07/2017 par Francis MILANI - 0 réaction

Réagir


CAPTCHA