Missions allemandes en France- Panorama de la semaine 39 / Überblick der Woche Woche 39

Élections : la CDU/CSU victorieuse, mais affaiblie

25 sept. 2017
 

Quatrième élection, quatrième victoire : la chancelière Angela Merkel a égalé ce dimanche le record de ses prédécesseurs Konrad Adenauer (1949-1963) et Helmut Kohl (1982-1998). Son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et son alliée bavaroise, l’Union chrétienne-sociale (CSU), ont remporté les élections législatives avec 33 % des voix. Le Parti social-démocrate (SPD), son actuel partenaire de gouvernement, est deuxième avec 20,5 % des suffrages.

 

La lassitude envers la Grande coalition profite aux « petits » partis

Mais les deux grands partis allemands ont subi de lourdes pertes au profit des plus « petites » formations.

 

C’est l’AfD (Alternative für Deutschland) qui enregistre la progression la plus nette. Le parti populiste de droite entre au Bundestag avec 12,6 % des voix. Il s’impose comme la troisième force politique du pays.

De leur côté, les libéraux (FDP), écartés du Bundestag en 2013, renaissent de leurs cendres. Quatrièmes avec 10,7 % des voix, ils font plus que doubler leur score et retrouvent un groupe parlementaire au Bundestag.

Enfin, les Verts et la gauche incarnée par Die Linke profitent de l’affaiblissement des grands partis de gouvernement. En progression d’environ un demi-point chacun, ils recueillent respectivement 8,9 % et 9,2 % des suffrages.

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Analyse du vote : les grandes tendances

25 sept. 2017

 

Les urnes ont parlé. Au sein de chaque parti, l’heure est désormais à l’analyse des gains et des pertes en voix. Qui a voté pour qui ? Une enquête de l’institut de sondage infratest dimap pour la chaîne ARD, reprise dans la presse, a livré dimanche soir les premières clés du scrutin.

 

Participation en hausse et transferts de voix

 

Premier enseignement : la nette hausse de la participation (76,2 % contre 71,5 % en 2013) a profité à tous. Toutes les formations politiques ont attiré d’anciens abstentionnistes. Mais c’est particulièrement le cas du parti populiste de droite AfD (Alternative für Deutschland), qui en a séduit quelque 1,4 million, et du parti libéral FDP.

Deuxièmement, la progression la plus importante, celle de l’AfD (+ 7,9 pts), s’explique, au-delà de la participation, par des transferts de voix venus de la CDU/CSU (un million de voix), du SPD (un demi-million de voix) et de Die Linke.

 

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« Nous ne sommes pas la police des élections »

25 sept. 2017

Vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), George Tsereteli, de nationalité géorgienne, coordonne la mission d’observation de l’élection du Bundestag et dirige une délégation de 50 députés des parlements de 20 pays membres de l’OSCE.

« La décision d’observer l’élection du Bundestag en Allemagne se fonde sur une invitation officielle du gouvernement fédéral. C’est une pratique usuelle dans les pays de l’OSCE. Notre organisation partenaire, le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH), avait déjà envoyé des groupes d’experts en Allemagne lors des élections en 2009 et 2013. C’est la première mission complète d’observation des élections menée par l’OSCE en Allemagne.

 

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(© oscepa/Flickr © Creative Commons CC BY-SA 2.0) / cliquer sur l'image pour lire la suite.

 

Après l’élection, la quête d’une coalition

26 sept. 2017

Au lendemain des élections législatives, un nouveau paysage politique commence à émerger en Allemagne. Une coalition aux couleurs du drapeau de la Jamaïque (noir pour la CDU et la CSU, jaune pour les libéraux et vert pour le parti écologiste) pourrait se substituer à la Grande coalition (CDU/CSU-SPD). Les quatre partis se disent prêts à négocier. Ils ont commencé à formuler leurs conditions.

Mais tous les observateurs s’attendent à des négociations difficiles. Des divergences importantes séparent les programmes de la CDU, de la CSU, du FDP et des Verts.

La chancelière Angela Merkel, qui devrait être reconduite pour un quatrième mandat, n’a d’ailleurs pas voulu exclure l’option d’une nouvelle Grande coalition de manière définitive. Il importe que l’Allemagne ait un gouvernement stable a-t-elle assuré. Mais le Parti social-démocrate (SPD) a annoncé dès dimanche clairement son intention de prendre la tête de l’opposition au Bundestag.

 

Recomposition du paysage politique

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Berlin se félicite du plaidoyer d’Emmanuel Macron pour l’Europe

27 sept. 2017

La chancelière Angela Merkel s’est félicitée mercredi de la contribution apportée par Emmanuel Macron au débat sur l’avenir de l’Europe. Le président français a « fourni beaucoup de matière » à ce débat nécessaire dans le discours qu’il a prononcé à la Sorbonne, a souligné Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement allemand. Berlin a également salué « l’élan » et « la passion pour l’Europe » du président français.

 

Le débat sur l’avenir de l’Europe est nécessaire

 

Selon M. Seibert, Berlin partage avec Paris l’idée « qu’il faut toujours continuer à travailler à l’Europe, parce qu’elle n’est pas encore assez efficace, ni assez rapide pour réagir au monde qui se transforme autour de nous ».

Le discours de M. Macron va relancer le débat. La chancelière « y apportera sa contribution avec la force de ses convictions européennes et toute son expérience ».

À Berlin, on entend ainsi regarder un grand nombre de ces propositions françaises « avec un esprit ouvert » avant de discuter de leur mise en œuvre pratique.

Le sommet européen sur le numérique, qui se réunira à Tallin (Estonie) en fin de semaine, sera l’occasion d’un premier échange.

 

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Exposition : quand le passé colonial parle à travers l’art

27 sept. 2017

La Tate Britain de Londres avait ouvert la voie. C’est désormais au tour d’un musée allemand de s’interroger, pour la première fois, sur les traces laissées par le passé colonial dans l’art et la publicité. Jusqu’au 19 novembre, la Kunsthalle de Brême présente l’exposition « Le point aveugle. Brême et l’art à l’époque coloniale ». Elle revisite les collections et l’histoire du musée à la lumière des recherches scientifiques récentes.

Brême était le lieu idéal pour un tel projet, réalisé avec le soutien de la Fondation culturelle de l’État fédéral allemand. Car la cité hanséatique a été un carrefour florissant du commerce international au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Elle profitait alors de l’expansion coloniale et de l’émigration de millions d’Allemands outre-mer. Elle avait tissé des liens étroits avec le reste du monde. Et cela a imprégné sa Société des Beaux-Arts, fondée en 1823.

 

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(© Übersee-Museum Bremen, Foto: Matthias Haase)  cliquer sur l'image pour lire la suite.


 

Instituts : l’économie allemande tourne à plein régime

28 sept. 2017

C’est une bonne nouvelle pour le futur gouvernement d’Angela Merkel, quel qu’il soit : l’économie allemande est en forme. Les grands instituts d’analyse de la conjoncture ont nettement relevé - de 1,5 % à 1,9 % - leur prévision de croissance pour 2017. La dynamique s’est « renforcée et amplifiée », expliquent-ils dans leur rapport d’automne, présenté ce jeudi. Elle devrait s’accélérer l’an prochain avec une croissance de 2 %, un taux inédit depuis 2011.

Cette conjoncture favorable a plusieurs ressorts. À l’intérieur, les Allemands consomment, les entreprises investissent et la construction est à la limite de la surchauffe. À l’extérieur, les affaires se portent bien pour les exportateurs.

 

Bonne nouvelle pour les salariés…

 

Sur le marché du travail, la situation est proche du plein emploi et profite aux travailleurs. En 2019, le nombre de chômeurs devrait repasser sous la barre des 2,5 millions en moyenne annuelle (une première depuis la Réunification) et le nombre d’actifs atteindre 45,2 millions, soit un million et demi de plus qu’en 2016.

Conséquence logique, la hausse des salaires devrait s’accélérer. Les auteurs du rapport tablent sur une augmentation des rémunérations de 2,5 % cette année, de 2,9 % en 2018 et de 3,2 % en 2019, après une progression de 2,4 % en 2016. Les entreprises, ayant de plus en plus de mal à recruter, devraient se montrer plus généreuses. Et les syndicats devraient faire monter les enchères dans la mesure où l’inflation est, elle aussi, orientée à la hausse.

 

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À Berlin, un Staatsoper flambant neuf va ouvrir ses portes

28 sept. 2017
Sa façade rose aux lignes néo-palladiennes frappe le touriste qui descend l’avenue Unter den Linden. Sur cette prestigieuse artère, qui parcourt le centre de Berlin de la Porte de Brandebourg à l’Alexanderplatz, l’Opéra national (Staatsoper) est l’un des pièces maîtresses. Il y est en bonne compagnie : l’université Humboldt est à deux pas, le chantier du futur château aussi, l’Île-aux-musées à peine plus loin. Mais depuis sept ans, les scies avaient remplacé les flûtes et les perceuses, les violons. Le plus ancien des opéras berlinois avait disparu dans le silence assourdissant des travaux de rénovation. Aujourd’hui, il renaît de ses cendres. Flambant neuf.

À l’intérieur, tout a été refait du sol au plafond. Les équipements scéniques de la grande salle d’opéra rococo ? Ils disposent de techniques dernier cri. L’acoustique ? Daniel Barenboïm, directeur musical de l’institution, la trouve formidable. Elle a été savamment remodelée pour étoffer le son. Non sans peine : le plafond de la salle a dû être rehaussé de cinq mètres et une galerie intégrée à son architecture pour améliorer la diffusion du son. Quant à la salle Apollon du premier étage, écrin de prestige orné de marbres et de colonnes antiques, elle a été restaurée à l’identique, et elle offre désormais, elle aussi, une meilleure acoustique.

Tout cela a nécessité sept années de travaux, presque deux fois plus que prévu. Car le chantier a accumulé les imprévus et les difficultés. Mais la rénovation était plus que nécessaire – le bâtiment avait dû être fermé pour des raisons de sécurité. Et surtout, le résultat est là.

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22e Festival du cinéma allemand

 

2016 était une année excitante pour le cinéma allemand à l’étranger. Mais au cours des préparatifs du 22e Festival du cinéma allemand de Paris, nous nous sommes rendu compte avec ravissement que l’année 2017 était plus excitante encore! Le festival s’ouvrira par le film TROIS CIMES de Jan Zabeil qui vient tout juste de remporter le prix Variety Piazza Grande au Festival de Locarno 2017. Ce film séduit par la sensibilité de sa narration et par le jeu de ses acteurs principaux, dont Alexander Fehling (LE LABYRINTHE DU SILENCE). Un autre film tout aussi récent que nous vous présentons : LE CAPITAINE de Robert Schwentke, projeté en première mondiale au Festival international du film de Toronto. Des facettes de l’histoire allemande sont   brossées dans QUAND LA LUMIÈRE DÉCLINE et LES BRUMES D’AOÛT, tandis que la réalisatrice Valeska Grisebach présente avec WESTERN (Festival de Cannes 2017) des histoires authentiques d’ouvriers sur des chantiers. Thomas Arslan (NUITS CLAIRES) et Andres Veiel (BEUYS), qui font à nouveau le déplacement à Paris, sont deux réalisateurs bien connus des spectateurs du festival.

Le jeune public aussi a de quoi se réjouir : RICO, OSCAR ET LE MYSTÈRE DES PIERRES PRÉCIEUSES promet d’être aussi amusant  que les précédents films. Deux autres traditions que nous honorons : la présentation d’un film muet en collaboration avec Bertelsmann, cette année VARIÉTÉS d’Ewald André Dupont, et la séance de court métrages NEXT GENERATION SHORT TIGER 2017. 

Nous vous présenterons par ailleurs, en association avec le Goethe-Institut, le chef-opérateur Reinhold Vorschneider à travers trois de ses films. Nous vous souhaitons des séances pleines d’émotion et de belles rencontres au cours du Festival du cinéma allemand de Paris.
 

Du Mercredi 4 octobre au Mardi 10 octobre 2017
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Adresse:

Cinéma L'Arlequin
27 rue Bleue
75009 Paris

Tél. 33-1-42 00 38 86

Renseignements: www.festivalcineallemand.com


 

Une place pérenne dans les relations germano-israéliennes – hommage à Shimon Peres

29 sept. 2017

 

Le 28 septembre 2016, l’ancien président israélien Shimon Peres s’éteignait. Prix Nobel de la paix, il a rendu d’immenses services aux relations germano-israéliennes. À l’occasion du premier anniversaire de sa mort, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a déclaré : « L’Allemagne a perdu un grand ami qui, toute sa vie durant, a œuvré pour la réconciliation et l’entente, ce qui fait de lui un exemple pour plusieurs générations. »

 

Un souvenir impressionnant : son discours devant le Bundestag

 

Devant le Bundestag allemand, Shimon Peres avait déclaré en 2010 : « Le pont au-dessus de l’abîme a été construit avec des mains et des épaules douloureuses qui avaient bien du mal à supporter le poids de la mémoire, mais il repose aujourd’hui sur de solides fondements moraux. » Sans Shimon Peres, l’amitié unique qui s’est construite entre Israël et l’Allemagne serait inconcevable, estime Sigmar Gabriel.

Le chef de la diplomatie allemande a dit avoir été très impressionné par ce discours de Shimon Peres : « Il a rendu hommage, à sa manière toute particulière, à la fois au passé et au futur, en songeant avant tout aux jeunes. »

 

Pas de place à l’antisémitisme ni à la xénophobie

Le fait que des relations uniques et multiples aient pu s’établir entre Israël et l’Allemagne et que vive à nouveau en Allemagne une grande communauté juive est, selon Sigmar Gabriel, un miracle dont il est reconnaissant.

« Il convient de préserver ce cadeau, non seulement aujourd’hui mais pour toujours », a insisté le ministre, ajoutant qu’il ne devait pas y avoir de doute à ce sujet en particulier à une époque comme la nôtre. « Nous ne laisserons pas de place en Allemagne à la xénophobie, à l’antisémitisme et à l’exclusion », a-t-il affirmé.

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(© picture alliance)  / cliquer sur l'image pour lire la suite.

 

 

Banlieues : un échange franco-allemand

29 sept. 2017

Les Allemands ont appris l’existence du mot « banlieues » en 2005 en découvrant avec étonnement les images de voitures brûlées à la télévision. Mais ils ont aussi ressenti un peu d’inquiétude. Car ces dernières années, les problématiques liées aux quartiers sensibles se sont retrouvées dans de nombreux pays européens. L’Union européenne commence à s’y intéresser. Mais les problèmes sont-ils les mêmes ? Et que peut-on résoudre ensemble ? Jeudi 28 septembre, une table ronde organisée par le Collège des Bernardins en coopération avec la Fondation Konrad Adenauer, réunissait des personnalités françaises et allemandes pour tenter d’y voir plus clair.

Pour commencer, il n’est pas certain que l’on parle toujours de la même chose des deux côtés du Rhin. L’histoire n’est pas la même. La concentration de difficultés sociales qui caractérise les banlieues françaises a résulté, à partir des années 1970, de la montée du chômage dans un pays qui avait résolu sa crise du logement en construisant de grands ensembles urbanistiques à la périphérie des villes, a rappelé Sébastien Jallet, commissaire général délégué et directeur de la ville et de la cohésion urbaine au Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET).

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Ajouté le 30/09/2017 par Francis MILANI - 0 réaction

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